2009-10-16
(Lévis, le 15 octobre 2009) – La valse-hésitation du gouvernement du Québec à octroyer à Ultramar le décret permettant la construction du pipeline entre ses installations de Lévis et Montréal-Est fait réagir les acteurs économiques du corridor d’implantation. C’est pourquoi la Chambre de commerce de Lévis a initié un mouvement pour dénoncer cette situation aux conséquences très couteuses. Une lettre signée par chacune des organisations faisant partie de ce regroupement a été envoyée au premier ministre du Québec afin de faire avancer le dossier.
Les chambres de commerce suivantes ont accepté de se joindre au regroupement : Chambre de commerce de Québec, Chambre de commerce et d’industrie de l’Est de l’Île de Montréal, Chambre de commerce de Lotbinière, Chambre de commerce régionale de Chaudière-Appalaches, Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud et la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond. La Fédération des chambres de commerce appuie aussi l’initiative.
« L’absence de décision de la part du gouvernement en ce qui a trait au décret, en plus d’être inexplicable, risque de compromettre ce projet d’envergure de 300 millions de dollars entièrement financé par l’entreprise privée. Si Ultramar abandonne le projet, comment le gouvernement pourra-t-il expliquer qu’il a compromis la sécurité énergétique du Québec, qu’il a mis un frein à un projet pouvant contribuer à la relance économique et qu’il a refusé de poser un geste pour la sécurité et l’environnement en diminuant le nombre de trains circulant entre Lévis et Montréal? La non-réalisation de ce projet a un coût que nous refusons de supporter », a déclaré Marcel Bérubé, président de la Chambre de commerce de Lévis.
La récente sortie publique d’Ultramar à l’effet qu’elle songeait à abandonner son projet si un décret n’était pas adopté dans les meilleurs délais a initié ce mouvement d’appui au projet de la part des gens d’affaires. Les membres des chambres de commerce impliquées dans ce regroupement ne comprennent pas pourquoi le gouvernement tarde tant à agir pour octroyer ce décret alors que 300 séances de consultation, d’information et d’audiences publiques ont été tenues, que le projet Pipeline Saint-Laurent d’Ultramar a reçu l’aval du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) et de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) sur 95 % du tracé, en plus de répondre à toutes les exigences de différents ministères, dont le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, et ce, sans compter les ententes intervenues avec l’Union des producteurs agricoles (UPA) et 74 % des propriétaires concernés par le projet.
« Quels intérêts le gouvernement protège-t-il en refusant ce projet? Pourquoi le gouvernement bafoue-t-il ses propres règlementations et institutions? Les discours sur le développement durable ne doivent pas supplanter des projets qui en respectent toutes les facettes », a conclu M. Bérubé.
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